Margny-Lès-Compiègne est un site d’abord préhistorique puis gallo-romain. L’origine du nom de Margny est gallo-romaine, et désigne le domaine d’un dénommé Madrinius. La forme actuelle du nom ne se fixe qu’au XIXe siècle en conservant le vieux mot français « lès » qui signifie : côté, flanc.
Le village naquit au pied d’une côte, entre la « plaine » crayeuse, qui culmine à 101 m et la vallée alluvionnaire de l’Oise, qui s’abaisse à 33 m. La côte de Margny est due à une flexure, abaissement d’axe assez brutal, qui fait plonger la craie de 80 m sous l’Oise pour remonter à Compiègne avant de s’enfoncer sous la forêt. Ce coteau bien exposé, fut propice à la vigne, mais fut remplacé à la fin du XIXe siècle par des vergers et des jardins. Au pied de la flexure s’étend le lit majeur de l’Oise. La rivière s’y étalait en plusieurs bras dans l’épaisses alluvions argilo-sableuses où la nappe phréatique affleure en étangs et en mares. Il existait une grande mare dite « de Margny », située sur l’emplacement du parc de la mairie, d’où l’actuel quartier des étangs mérite son nom. Cette prée marécageuse est toujours menacée par les inondations, celles de 1658, 1784, 1926, 1993-94.
Les hauts faits du Moyen Age
Les circonscriptions ecclésiastiques de l’ancien régime conservèrent la délimitant des « cités » : Compiègne relevait de Soissons mais Margny de Beauvais, plus précisement de l’abbaye bénédictine de Saint-Lucien. Une croix de fer se dressait au milieu de l’ancien pont dit de Saint Louis et marquait le changement de juridiction. Le vieux pont reconstruit par Saint Louis traversait la rivière depuis la Grosse Tour et s’appuyait, rive droite sur une sorte de redoute, dite boulevard, entourée de fossés, qui dominait la prée de Margny. Cette prée fut le théâtre de maints tournois et joutes, et de fêtes de 1200 à 1410. C’est sur ce même endroit que Jeanne d’Arc fût capturée en 1430.
Ainsi la tête du pont fortifiée en « boulevard », qui protégeait ce qui fut longtemps le seul passage permanent sur la rivière entre pont l’Evêque et Pont Saint Maxence, fut avant tout une zone militaire.
Le XVIIe-XVIIIe siècle
La construction du Pont Neuf en 1733-34, entraîne le redressement de la chaussée de Margny, qui fut alors plus facilement reliée à Compiègne. Les contestations furent de plus en plus vives entre Compiègne et Margny, qui se disputaient le Prée Margny (nommé par la suite le petit Margny), lesquels formaient une zone où les juridictions s’enchevêtraient alors que son importance économique s’accroissait. L’integrité de Margny fut préservée jusqu’en 1790, la révolution permit la mainmise de Compiègne sur le Petit Margny.
En dehors de l’artisanat rural, une industrie apparut fin XVIIe siècle à Margny : une manufacture de draps, camelots et peluches, fondée par Jacquin. Cette manufacture royale était installée sur l’emplacement de l’actuelle mairie, mais disparut vers 1770, sans doute victime du traité d’Eden (libre échange avec La Grande Bretagne).
Le XIXe et XXe siècle
Le rapport étroit entre les 2 communautés entraînait des conflits. La méfiance était grande envers Compiègne, soupçonnée de visées annexionnistes. La querelle éclata au propos de la future gare de chemin de fer. Margny se plaignait que le chemin de fer fût plutôt un inconvénient, il voulait rester un village. Depuis l’installation de la gare en 1847, une activité industrielle et commerciale a transformé le village demeuré jusque là rural.
Les élections législatives de Margny opposaient régulièrement le maire de Compiègne contre un homme politique de la commune. Ce fût le cas d’Octave Butin, maire de Margny aux 4 élections consécutives de 1902 à 1919. Lors de son administration, il accomplit la transformation de Margny en la dotant des locaux et moyens d’une ville. En hommage à ses qualités d’administrateur, un monument lui fût dédié en 1928, à l’intérieur de la nouvelle mairie.
La ville:
La ville de Margny fut d’abord linéaire, le long de la rue des Gouttes d’or prolongée en amont par la ruelle des Gouttes d’or. Le cœur du village se situe dans la rue des Gouttes d’or autrefois appelé rue de l’Eglise (nommé selon l’église Saint Pierre, démolie). Puis le village se développe à une croisée de chemins : rue de la République et Avenue Raymond Poincaré. Ces 2 chemins coupent transversalement l’avenue Octave Butin, aménagée comme route royale en 1772-82. A partir de la seconde moitié du XIXe siècle, Margny-Lès-Compiègne prit l’aspect d’un faubourg, mais très aéré avec beaucoup de maisons en briques. La construction du chemin en fer y contribua pour beaucoup, atteignit Margny en 1847. La voie ferrée forma une sorte de barrage qui double celle naturel de l’Oise.
Aujourd’hui, la rue Octave Butin continue à être l’axe central interne à la commune, à partir duquel sont irrigués les différents quartiers. Cette rue a un rôle d’organisation interne des déplacements routiers, cycle et piétonne. L’avenue Octave Butin a donc les fonctions essentielles de centralité, mixité, accessibilité des services et dessertes.
(article wikipédia)
Le village naquit au pied d’une côte, entre la « plaine » crayeuse, qui culmine à 101 m et la vallée alluvionnaire de l’Oise, qui s’abaisse à 33 m. La côte de Margny est due à une flexure, abaissement d’axe assez brutal, qui fait plonger la craie de 80 m sous l’Oise pour remonter à Compiègne avant de s’enfoncer sous la forêt. Ce coteau bien exposé, fut propice à la vigne, mais fut remplacé à la fin du XIXe siècle par des vergers et des jardins. Au pied de la flexure s’étend le lit majeur de l’Oise. La rivière s’y étalait en plusieurs bras dans l’épaisses alluvions argilo-sableuses où la nappe phréatique affleure en étangs et en mares. Il existait une grande mare dite « de Margny », située sur l’emplacement du parc de la mairie, d’où l’actuel quartier des étangs mérite son nom. Cette prée marécageuse est toujours menacée par les inondations, celles de 1658, 1784, 1926, 1993-94.
Les hauts faits du Moyen Age
Les circonscriptions ecclésiastiques de l’ancien régime conservèrent la délimitant des « cités » : Compiègne relevait de Soissons mais Margny de Beauvais, plus précisement de l’abbaye bénédictine de Saint-Lucien. Une croix de fer se dressait au milieu de l’ancien pont dit de Saint Louis et marquait le changement de juridiction. Le vieux pont reconstruit par Saint Louis traversait la rivière depuis la Grosse Tour et s’appuyait, rive droite sur une sorte de redoute, dite boulevard, entourée de fossés, qui dominait la prée de Margny. Cette prée fut le théâtre de maints tournois et joutes, et de fêtes de 1200 à 1410. C’est sur ce même endroit que Jeanne d’Arc fût capturée en 1430.
Ainsi la tête du pont fortifiée en « boulevard », qui protégeait ce qui fut longtemps le seul passage permanent sur la rivière entre pont l’Evêque et Pont Saint Maxence, fut avant tout une zone militaire.
Le XVIIe-XVIIIe siècle
La construction du Pont Neuf en 1733-34, entraîne le redressement de la chaussée de Margny, qui fut alors plus facilement reliée à Compiègne. Les contestations furent de plus en plus vives entre Compiègne et Margny, qui se disputaient le Prée Margny (nommé par la suite le petit Margny), lesquels formaient une zone où les juridictions s’enchevêtraient alors que son importance économique s’accroissait. L’integrité de Margny fut préservée jusqu’en 1790, la révolution permit la mainmise de Compiègne sur le Petit Margny.
En dehors de l’artisanat rural, une industrie apparut fin XVIIe siècle à Margny : une manufacture de draps, camelots et peluches, fondée par Jacquin. Cette manufacture royale était installée sur l’emplacement de l’actuelle mairie, mais disparut vers 1770, sans doute victime du traité d’Eden (libre échange avec La Grande Bretagne).
Le XIXe et XXe siècle
Le rapport étroit entre les 2 communautés entraînait des conflits. La méfiance était grande envers Compiègne, soupçonnée de visées annexionnistes. La querelle éclata au propos de la future gare de chemin de fer. Margny se plaignait que le chemin de fer fût plutôt un inconvénient, il voulait rester un village. Depuis l’installation de la gare en 1847, une activité industrielle et commerciale a transformé le village demeuré jusque là rural.
Les élections législatives de Margny opposaient régulièrement le maire de Compiègne contre un homme politique de la commune. Ce fût le cas d’Octave Butin, maire de Margny aux 4 élections consécutives de 1902 à 1919. Lors de son administration, il accomplit la transformation de Margny en la dotant des locaux et moyens d’une ville. En hommage à ses qualités d’administrateur, un monument lui fût dédié en 1928, à l’intérieur de la nouvelle mairie.
La ville:
La ville de Margny fut d’abord linéaire, le long de la rue des Gouttes d’or prolongée en amont par la ruelle des Gouttes d’or. Le cœur du village se situe dans la rue des Gouttes d’or autrefois appelé rue de l’Eglise (nommé selon l’église Saint Pierre, démolie). Puis le village se développe à une croisée de chemins : rue de la République et Avenue Raymond Poincaré. Ces 2 chemins coupent transversalement l’avenue Octave Butin, aménagée comme route royale en 1772-82. A partir de la seconde moitié du XIXe siècle, Margny-Lès-Compiègne prit l’aspect d’un faubourg, mais très aéré avec beaucoup de maisons en briques. La construction du chemin en fer y contribua pour beaucoup, atteignit Margny en 1847. La voie ferrée forma une sorte de barrage qui double celle naturel de l’Oise.
Aujourd’hui, la rue Octave Butin continue à être l’axe central interne à la commune, à partir duquel sont irrigués les différents quartiers. Cette rue a un rôle d’organisation interne des déplacements routiers, cycle et piétonne. L’avenue Octave Butin a donc les fonctions essentielles de centralité, mixité, accessibilité des services et dessertes.
(article wikipédia)











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